En 2025, le Cadre Noir fêtait ses 200 ans, le 25 janvier dernier nous étions plusieurs milliers au Zénith, dont 32 de l’ANR 76, pour vivre un grand moment de la relation entre l’homme et le cheval. Une harmonie parfaite sans un accroc, quelles que soient les figures.
Ce sont d’abord un écuyer ou une écuyère, au pied du cheval, avec de longues rênes. Le cheval est au pas, au trot, il exécute ses figures, il pivote, se déplace de côté, le tout avec grâce et légèreté.
Nous le verrons aussi, plus tard, monté par son cavalier, exécuter des figures plus complexes, telles la courbette, où le cheval est dressé sur ses membres postérieurs et la croupade, où, prenant appui sur ses membres antérieurs il élève la croupe et détache une ruade énergique en étendant complètement les membres postérieurs.
Et nous apprécierons également les sauts de haies de différentes hauteurs ou profondeurs. Et même un magnifique « Saut de la table », au-dessus d’une table dressée avec ses verres et ses couverts, un tableau exigeant précision, confiance, puissance.
Et enfin, ce tableau final où sept chevaux avec leur cavalier, exécutent un véritable ballet. Ils se suivent, se croisent, s’insèrent en bonne place dans la file avec une précision millimétrée sans une faute et dans une parfaite harmonie avec la musique. La force se transforme en pure grâce.
Ce spectacle est le résultat de l’art de l’équitation de tradition française fondée sur l’harmonie de la relation entre l’homme et le cheval : éducation du cheval sans contraintes, avec le respect du corps et de l’humeur du cheval. La fluidité du mouvement est la preuve que le cheval participe volontairement aux exercices.
Le Cadre noir, par ses prestations, affirme son rôle dans le rayonnement de l’équitation française, inscrite sur la liste du Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité de l’UNESCO.
Nous n’oublierons pas ce grand moment dans l’art de l’équitation.
Jean Michel Sagnier